CHERBET-SIROP DE FLEURS DE BIGARADIER (oranges amères)      

cherbet1

 

Désolée mes amis(es), c'est à l'intention des personnes qui ont déménager mon blog chez eux, du mot à mot,  cessez le plaggiat de mes recettes , je pourrais mettre les liens pour les demasquer!

Toutes les photos, texte intégral ou en partie, introduction,  historique, récits, anecdotes appartiennent à ce blog, une reproduction en totalité ou en partie est strictement interdite sans mon accord bien explécite!!

Je dis ceci car beaucoup de mes travaux, textes, anecdotes , récits concernant la cuisine , us et coutume des familles Bônoises de souche sont repris et utilisés en partie ou en totalité sans mon accord !!

Je vous relate un fait rare et méconnu, c'est une publication inédite, sur une manifestation typique qui est relative au sirop que je vous présente!!

on colporte çà et là des idées toutes faites , des bribes ramassées ici ou là, rien de vrai par des personnes qui n'ont rien à voir avec notre culture!

 Un sirop culte, cherbet , sirop de fleurs de bigaradier , oranges amères ,que l'on prépare à l'occasion de fêtes :

Le AARBOUNE! Litéralement "accompte", car la personne est supposée être atteinte par des jinns, alors on leur fait un accompte en attendant d'aller visiter les lieux sacrés avec offrandes et toute une organition pour chacun des marabouts que les familles célèbrent, car chaque famille à les siens !

Boisson réservée aux moussabates qui entrent en transe, un supprême délice rafraîchissant et vivifiant qui n'est connu que par les citadines autochtones de Annaba

Le aarboune est une cérémonie rituelle qu'organisent encore de nos jours  certaines vieilles familles Bônoises des plus anciennes pour conjurer un sort, la personne atteinte se trouve mal , déprimée, ne mangeant plus presque prostrée ( les choses étant ce qu'elles étaient dans le temps, ignorance oblige, les familles rebutent à présenter leurs filles chez le psychiatre ou tout autre doctrine scientifique ), c'est très mal vu,  les femmes étaient confinées , presque cloîtrées, expriment leur détresse et leur désarroi en faisant des crises hystériques qui seront soulagées par des manifestations plutôt festives. Car le Aarboune est une fête grandiose où les invitées sont vêtues de leurs plus beaux apparâts de fêtes, bijoux en or, repas festifs, douceurs et pâtisseries aux noix et aux amandes, une fête qui dépassent et de loin les fêtes de mariage et autres, entre toutes ces festivités, il y a une séance spéciale où la supposée atteinte "MOUSSABA", est installée au centre des invités, la cérémonie est prise en charge par les "fkirettes", littéralement femmes que les aléas de la vie n'ont pas gâtées, se sont des veuves ou des femmes dans le besoin qui sortaient gagner leur vie en égayant les fêtes juste avec des sortes de petits tambours "bendirs" et tambourins, elles sont vêtues modestement pour la plupart assez âgées,

cette manifestation n'est connue et pratiquée que par les familles citadines autochtones , car il ne faut pas confondre avec les habitants de la montagne et ceux de la plaine de Bône qui n'ont pas les mêmes traditions!

de nos jours, le monde des fêtes a changé , vous rencontrerez les animatrices qui se mettent en valeur et dépassent les organisatrices des fêtes de par leur gain faramineux, c'est devenu une industrie les animations des fêtes!

donc, pour revenir au Aarboune, après les repas et dans l'après midi si cela est organisé à la maison ou tard dans le soir pour celles qui préfèrent aller sur un lieu culte de la ville "Rass el Hamra", le lieu où se célèbre cette fête de arboune se nomme BAÏT el Caïd

donc la Moussaba, est installée au milieu de la scène, la veille on lui aura mis du henné sur les mains et les pieds, parfois pour plus de must, c'est des "CHNADERS", ce qui s'apparente au tatouage actuellement, mais chnader sont naturels et disparaissent en quelques jours,  richement vêtues et embijoutée, sur des coussins en soie ou en velour brodés or, couverte de grands foulards en soie véritable "khali wosto ou mharem chaalas"

puis l'ensemble de frirettes comment à psalmodier et à faire des incantations qui donnent la chair de poule , pour l'anecdote, on ne permet pas au enfants ni aux jeunes filles d'assister sauf si cela se déroule à la maison, et donc les adultes veillent au grain

la séance" MDIH", incantations et louanges à Dieu est assez longue, puis au son du tambour et tambourin, la moussaba se met à danser (tachtah dans notre langage) énergiquement, elle se défoule bien, la suivent d'autres femmes pour le plaisir

puis vient le moment des repas festifs, douceurs en tout genre, et chacun rentre chez lui sauf si on a organisé le aarboune à rass el hamra,des offrandes seront faites aux saints lieux, ce que l'on nomme:

une "TOUFEHA" faite se semoule et de miel qu'on offre aux jinns et  on y passe la nuit!

le lendemain après un riche petit déjeuner, tout le monde rentre chez lui!

Ces séances sont menées par les anciennes fkirettes( Bnettes errebhia, Bent el Abbaci, et khalti Rmeki pour l'assistance à la moussaba

ce sont des fêtes grandioses des familles les plus aisées de la ville

je relate des faits authentiques et du vécu, car mes grands-mères faisaient parties des notables de la ville, et tout ce que je relate est authentique, j'ai vécu ces scènes du temps de mémé paternelle Hnaïfa fervente détentrice des us et coutumes 

grand-mère maternelle était plutôt un peu "Européanisée"

Donc, la cherbet que je vous poste aujourd'hui est diluée dans un peu d'eau fraîche  que l'on donne à boire à la moussaba et aux invitées qui entrent en transe

cherbet2

1  kg de fleurs de bigaradier fraîches

1,500 kg de sucre

700 ml d'eau

alun gros comme un gros pois chiche, j'utilise toujours l'alun dans mes sirops et miel maison express à l'alun

Très tôt le matin avant que le soleil ne tape fort, asperger le bigaradier d'eau

laisser s'égoutter, puis cueillir les fleurs

les placer dans une grande cocotte inoxydable, ajouter sucre ,eau et alun, bien mélanger

laisser macérer une nuit à couvert

le lendemain, filtrer le sirop à travers de la toile de gaze placée dans une grande passoire

puis remettre dans une cocotte en fonte de préférence

laisser cuire le sirop sans lui faire prendre de couleur

tester en prenant une cuillerée de sirop que vous placerez dans le frigo, s'il commence à s"épaissir, le sortir du feu et le transvaser dans un récipient en inox

couvrir et laisser refrooidir avant de placer en bouteilles

se garde très longtemps grâce à l'alun qui l'empêchera de se cristaliser

au moment se servir, allonger la quantité désirée avec de l'eau fraîche !!!

 

cherbet3

 

 

 

  Le Blog de Cata –    #CataCookingChallenge06 –  Mes inspirations culinaires

juin

Mon bigaradier en fleur, les senteurs je ne vous raconte pas!!!

bigaradier

 

mots clés:Recettes de Cuisine. Cherbet-sirop de fleurs de bigaradierRamadan 2017miel , AlgérieRamadanrecettes Bônoises traditionnelles ,orangeagrumes